Le téléphone, première porte d'entrée du courtier
Un emprunteur appelle un courtier à un moment précis : une offre d'achat vient d'être acceptée, un compromis approche, ou la banque habituelle a refusé le dossier. Il veut une réponse vite, parce que le compromis fixe un délai pour obtenir le financement. S'il ne vous joint pas, il compose le numéro suivant.
Le courtier, lui, passe ses journées en rendez-vous clients et au téléphone avec les banques. Les appels entrants arrivent pendant ces moments-là, et en soirée ou le samedi, quand les emprunteurs sortent d'une visite.
Ce que l'agent demande à un emprunteur
L'agent se présente comme l'assistant IA du cabinet. Il recueille, dans l'ordre que vous fixez :
- l'opération : résidence principale, investissement locatif, rachat de crédit, prêt professionnel ;
- l'avancement : recherche, offre acceptée, compromis signé, date de signature ;
- les montants : prix du bien, travaux éventuels, apport ;
- la situation : emprunteur seul ou à deux, type de contrat de travail, ancienneté si vous le demandez ;
- la source : agence immobilière, recommandation, recherche en ligne.
L'agent n'annonce aucun taux, aucune capacité d'emprunt, aucune chance d'accord. Il explique que le courtier étudie le dossier au rendez-vous. Il annonce vos honoraires seulement si vous lui confiez une grille publique.
Frais de courtage et immatriculation : les réponses à préparer
Deux questions reviennent souvent au téléphone. La première porte sur les frais. Selon une analyse publiée par Actu-Juridique (consultée le 27 octobre 2026), l'article L519-6 du Code monétaire et financier interdit de percevoir des sommes, y compris des frais de démarches, avant le versement effectif des fonds prêtés. L'agent peut rappeler ce principe si vous le validez.
La seconde porte sur votre statut. La FAQ de l'ORIAS (consultée le 27 octobre 2026) indique que toute personne peut vérifier l'immatriculation d'un courtier sur le registre public, et que l'adhésion à une association professionnelle agréée est obligatoire pour les courtiers depuis 2022. L'agent donne votre numéro ORIAS et le nom de votre association si un emprunteur les demande.
Les consignes du cabinet
Avant la mise en service, vous rédigez avec nous :
- Les opérations traitées et celles que vous orientez ailleurs (crédit à la consommation, assurance).
- Les conseillers et leur spécialité : primo-accédants, investisseurs, professionnels.
- Les créneaux de rendez-vous, en agence ou en visio, y compris en soirée.
- La liste des pièces à envoyer par SMS après l'appel.
- Les partenaires à reconnaître et à transférer en priorité.
- Les mentions : numéro ORIAS, association professionnelle, principe de rémunération.
Réseau de franchise ou courtier indépendant
Un courtier indépendant renvoie son portable vers le numéro OvyrIA inclus. Une agence franchisée avec un standard 3CX ou SIP raccorde l'agent comme un poste réservé, en débordement de l'accueil. Les rendez-vous s'inscrivent dans l'agenda Microsoft 365 ou Google du conseiller. Si vous utilisez un CRM comme HubSpot, un connecteur sur étude peut y créer la fiche du prospect.
L'agent ne fait aucun appel sortant : il répond aux emprunteurs qui vous contactent, et les règles du démarchage téléphonique ne le concernent donc pas. Le comparatif avec un standardiste aide à choisir entre un renfort humain et l'agent.
Le coût pour un cabinet de courtage
Le premier rendez-vous est le cœur du métier : la formule Secrétaire à 179 € HT par mois le pose dans l'agenda, envoie 200 SMS (liste des pièces, rappels) et inclut 600 minutes. Un courtier seul qui préfère rappeler lui-même ses prospects peut choisir la formule Standardiste à 69 € HT. Avec un connecteur CRM, ajoutez 29 € HT par mois et par logiciel. La mise en service est offerte avec un engagement de 12 mois ; voir la page tarifs.